Me Michèle BAUER, avocate pénaliste au Barreau de Bordeaux depuis 2003, défend les militaires, gendarmes et personnels civils de la Défense dans toutes les procédures relevant du droit pénal militaire. Elle intervient devant le Tribunal correctionnel spécialisé militaire.
Son cabinet assiste également les victimes d’infractions commises en milieu militaire : harcèlement moral ou sexuel, violences, discriminations.
Elle intervient pour les militaires et personnels de la Défense en poste à Bordeaux, Mérignac (base aérienne), Gironde et Nouvelle-Aquitaine.
>> En cas d’urgence (garde à vue, convocation imminente), elle intervient rapidement.
Vous êtes militaire, gendarme ou personnel civil de la Défense, et vous faites face à une procédure pénale militaire, une garde à vue ou une convocation devant le tribunal ? Le droit pénal militaire obéit à des règles très spécifiques, distinctes du droit pénal commun. Une erreur de procédure ou une défense mal préparée peut avoir des conséquences graves et irréversibles sur votre carrière.
Voici ce que vous devez savoir sur les infractions militaires, les juridictions compétentes et les enjeux de votre défense.
Droit pénal militaire à Bordeaux : défense des militaires et personnels de la Défense
Pourquoi le droit pénal militaire exige-t-il un avocat spécialisé ?
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Des enjeux qui dépassent le cadre pénal ordinaire |
Le droit pénal militaire se distingue profondément du droit pénal commun. Un militaire poursuivi devant une juridiction spécialisée affronte des enjeux qui vont bien au-delà d’une simple condamnation pénale. En effet, une procédure mal gérée peut entraîner :
- Des sanctions disciplinaires graves prononcées par l’autorité militaire, cumulées avec la sanction pénale ;
- Une radiation des cadres, une perte de grade ou la fin de l’engagement ;
- Une inscription au casier judiciaire avec des conséquences durables sur la vie civile future ;
- La perte des droits à retraite et des avantages liés au statut militaire.
Par ailleurs, les règles de procédure devant le tribunal correctionnel spécialisé militaire diffèrent de celles des juridictions de droit commun. La maîtrise du Code de justice militaire et la connaissance du fonctionnement de l’institution sont indispensables pour construire une défense efficace.
Mon accompagnement commence dès la garde à vue ou l’audition, pas seulement à l’audience. Une intervention précoce évite souvent des déclarations qui nuiraient à votre défense.
Les infractions tendant à soustraire le militaire à ses obligations
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Insoumission, désertion, mutilation volontaire |
Certaines infractions sanctionnent tout comportement visant à échapper aux obligations militaires. Elles portent atteinte à l’organisation même de l’institution et font l’objet de poursuites systématiques.
L’insoumission
L’insoumission consiste à ne pas rejoindre le lieu et la date fixés par l’ordre de route, sans motif légitime. Elle concerne principalement les appelés ou les réservistes qui ne se présentent pas lors de leur convocation.
La désertion
La désertion revêt plusieurs formes selon les circonstances. On distingue ainsi la désertion à l’intérieur (absence prolongée sans autorisation), la désertion à l’étranger (franchissement illégal des frontières), la désertion à bande armée (ralliement d’un groupe armé organisé) et la désertion à l’ennemi, la plus grave, qui sanctionne le passage volontaire dans les rangs adverses en temps de guerre.
La mutilation volontaire
Cette infraction vise le militaire qui se rend volontairement inapte au service pour échapper à ses obligations. Les tribunaux militaires l’examinent avec une attention particulière en période d’opérations.
Les infractions contre l’honneur, le devoir et la discipline
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Capitulation, insubordination, abus d’autorité et violations de consignes |
Les infractions contre l’honneur et le devoir
Ces infractions touchent à la dignité, à l’intégrité et à la loyauté, valeurs fondamentales de l’institution militaire. Entrent dans cette catégorie : la capitulation sans avoir épuisé tous les moyens de défense, le complot militaire contre l’autorité d’un commandant, le pillage de biens civils, les destructions volontaires de matériels militaires, les faux et falsifications de documents administratifs, le détournement d’armes ou de matériels, l’usurpation d’uniforme ou de grade, l’outrage au drapeau et l’incitation à la désobéissance collective.
L’insubordination
L’insubordination regroupe des comportements graves : révolte collective, rébellion contre l’autorité légitime, refus manifeste d’obéir à un ordre régulier. Ces infractions se trouvent aggravées lorsqu’elles surviennent en présence de l’ennemi, en temps de guerre ou avec violence.
L’abus d’autorité
Les supérieurs hiérarchiques qui excèdent leurs prérogatives s’exposent à des poursuites pour abus d’autorité : voies de fait contre des subordonnés, abus du droit de réquisition à des fins personnelles, création illégale d’une juridiction d’exception.
Les violations de consignes
Tout manquement à une consigne militaire engage la responsabilité pénale du militaire concerné — qu’il soit volontaire ou non. Les consignes couvrent la sécurité d’une installation, la surveillance d’un site sensible ou le respect de procédures opérationnelles. La jurisprudence militaire considère que leur respect est absolu.
Les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation
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Trahison, espionnage et démoralisation des troupes |
En temps de guerre ou lors d’opérations extérieures, certaines infractions relèvent directement de la sûreté de l’État. Elles font l’objet des sanctions les plus sévères du Code de justice militaire :
- La trahison et l’espionnage au profit d’une puissance étrangère ou d’une organisation hostile ;
- La provocation à la désertion ou à rejoindre le service d’une puissance étrangère en temps de guerre ;
- La propagande visant à démoraliser les troupes ou à affaiblir le moral de l’armée française.
Ces infractions bénéficient d’un régime procédural dérogatoire. Leur traitement impose une connaissance approfondie des dispositions du Code de justice militaire et des règles de compétence particulières qui s’y attachent.
Quelles juridictions jugent les infractions militaires ?
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Tribunal correctionnel spécialisé, Tribunal aux armées de Paris et règles de compétence |
En temps de paix sur le territoire national
Depuis la réforme de la justice militaire, les juridictions civiles spécialisées connaissent des infractions militaires. Le tribunal correctionnel spécialisé militaire juge les infractions propres au Code de justice militaire (désertion, insoumission, insubordination) ainsi que les infractions de droit commun commises dans l’exercice ou à l’occasion du service. À Bordeaux et en Gironde, ces procédures relèvent des juridictions compétentes selon la nature et la gravité des faits.
Pour les infractions commises hors du territoire français
Lorsqu’un militaire français commet une infraction à l’étranger, lors d’une OPEX, d’une mission internationale ou d’une base étrangère, la compétence revient exclusivement au Tribunal aux armées de Paris. Cette juridiction unique garantit une cohérence dans le traitement des dossiers et le respect des engagements internationaux de la France.
Compétence pour les navires et aéronefs militaires
Pour les infractions commises à bord d’un navire de guerre ou d’un aéronef militaire, l’article 697-2 du Code de procédure pénale désigne la juridiction du port d’attache ou de la base aérienne d’affectation.
En temps de guerre ou lors d’état de siège
Dans ces situations exceptionnelles, des juridictions spécifiques entrent en jeu : les tribunaux territoriaux des forces armées et les tribunaux militaires aux armées. Ces juridictions d’exception disposent de pouvoirs étendus et appliquent des procédures accélérées adaptées au contexte opérationnel.
FAQ — Droit pénal militaire à Bordeaux
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Quelle est la différence entre sanction disciplinaire et sanction pénale militaire ? |
Une sanction disciplinaire provient de l’autorité militaire hiérarchique (arrêt, blâme, radiation) sans passage devant un tribunal. Une sanction pénale, en revanche, résulte d’une procédure judiciaire contradictoire devant un tribunal. Les deux peuvent s’additionner pour les mêmes faits, ce qui renforce l’importance d’une défense coordonnée sur les deux plans simultanément.
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Quels sont mes droits lors d’une garde à vue militaire ? |
Vous bénéficiez des mêmes droits fondamentaux que tout justiciable : droit d’être informé des faits reprochés, droit de garder le silence, droit à l’assistance d’un avocat dès la première heure, droit de faire prévenir un proche et droit à un examen médical. Ces droits découlent de la Constitution et des conventions internationales. N’attendez pas, demandez immédiatement un avocat.
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Une condamnation militaire apparaît-elle sur mon casier judiciaire ? |
Oui. Les tribunaux militaires prononcent des condamnations pénales qui figurent au casier judiciaire comme toute autre condamnation. Selon la gravité de la peine, elles peuvent apparaître sur le bulletin n°2 (consultable par certaines administrations) ou le bulletin n°3 (remis à l’intéressé). Une demande de non-inscription sur le B2 reste toutefois possible et peut s’avérer déterminante pour votre avenir professionnel.
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Puis-je contester une sanction disciplinaire militaire ? |
Oui. Les sanctions disciplinaires font l’objet de recours devant les tribunaux administratifs. Des délais stricts s’imposent et des conditions de forme doivent impérativement être respectées. Un avocat intervient pour contester une sanction injustifiée, disproportionnée ou entachée d’irrégularité formelle.
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Un avocat civil peut-il me défendre devant le tribunal militaire ? |
Tout avocat inscrit au barreau peut théoriquement vous défendre. Toutefois, la spécificité du droit pénal militaire, la connaissance du fonctionnement de l’institution et la maîtrise des procédures particulières rendent fortement recommandable le recours à un avocat pratiquant régulièrement ce domaine. Une défense adaptée au milieu militaire change radicalement les perspectives d’une procédure.
Militaire, gendarme ou personnel de la Défense à Bordeaux ou en Gironde ?
Garde à vue, convocation au tribunal, procédure disciplinaire ou recours : n’affrontez pas seul une procédure militaire.
Me Michèle BAUER intervient devant le Tribunal correctionnel spécialisé militaire et le Tribunal aux armées de Paris. Elle défend également les victimes d’infractions commises en milieu militaire. La confidentialité de vos échanges est garantie par le secret professionnel.
📍 Cabinet principal : 33 Cours Pasteur, Bordeaux
📍 Cabinet secondaire : Gujan-Mestras (Bassin d’Arcachon) — sur rendez-vous le samedi
📞 05 47 74 51 50 ou 06 50 30 34 69
Consultation : 40 € TTC 20 mn · 96 € TTC au-delà · Urgence 120 € · Intervention rapide en garde à vue
Me Michèle BAUER
Avocate pénaliste · Droit pénal militaire · Barreau de Bordeaux
Tribunal correctionnel spécialisé militaire · Tribunal aux armées de Paris · Cour d’assises de la Gironde · Bordeaux · Gironde · Nouvelle-Aquitaine
Me Michèle BAUER intervient devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux, le Tribunal correctionnel spécialisé militaire et la Cour d’assises de la Gironde. Elle défend les prévenus et assiste les victimes. Elle intervient également en droit du travail et en droit de la famille. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.
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