Les victimes d’agressions se retrouvent souvent seules face à une procédure qu’elles ne comprennent pas. Comment porter plainte efficacement ? Peut-on obtenir une indemnisation même si l’auteur est inconnu ? À Bordeaux comme partout en France, les victimes d’agressions physiques, sexuelles, conjugales ou en ligne disposent de droits réels, à condition de les faire valoir correctement. Ce guide pratique répond à toutes ces questions.
Me Michèle BAUER, avocate pénaliste à Bordeaux depuis 2003, accompagne les victimes d’agressions devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux, la Cour d’assises de la Gironde et la Cour criminelle départementale. Elle aide à la constitution de partie civile, au chiffrage du préjudice et à l’indemnisation par les fonds de garantie.
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>> L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions de ressources et selon les dossiers.
Victimes d’agressions : droits, plainte et indemnisation à Bordeaux
Victimes d’agressions : pourquoi agir avec un avocat dès le début
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La victime doit agir — le procureur ne le fait pas à sa place |
Une idée fausse circule : les victimes d’agressions n’ont pas besoin d’avocat puisque c’est le procureur qui poursuit. En réalité, le procureur défend l’intérêt de la société — pas le vôtre. Il ne chiffre pas votre préjudice, ne réclame pas d’indemnisation en votre nom et ne vous informe pas des étapes. Dès lors, pour obtenir réparation, vous devez vous constituer partie civile, et un avocat vous aide à le faire correctement.
Ce qu’un avocat fait concrètement pour les victimes d’agressions
En premier lieu, je vous aide à porter plainte de façon structurée — au commissariat, à la gendarmerie ou directement auprès du procureur. Ensuite, je rassemble les preuves avec vous : certificats médicaux, témoignages, photos, captures d’écran. En outre, je me constitue partie civile en votre nom. Enfin, je chiffre votre préjudice — corporel, moral, économique — et je présente votre demande à l’audience.
Quand agir : les délais de prescription pour les victimes d’agressions
Les délais légaux sont stricts. Pour un crime (viol, agression sexuelle aggravée), les victimes mineures au moment des faits disposent de 20 ans à compter de leur majorité. Pour un délit de violences, le délai est de 6 ans. Plus vous agissez tôt, mieux les preuves se conservent. Le guide officiel service-public.fr sur le dépôt de plainte rappelle ces délais. Par ailleurs, l’association France Victimes propose un accompagnement gratuit aux victimes d’infractions.
Vous n’êtes pas obligé de savoir exactement ce que vous voulez faire. Venez me voir avec vos documents — même incomplets. Ensemble, nous évaluons vos options et les démarches à engager. La première consultation à 40 € TTC vous donne une image claire de votre situation.
Types d’agressions : les droits des victimes selon l’infraction
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Chaque type d’agression a ses règles — et ses droits spécifiques |
Violences physiques : l’ITT, preuve centrale pour les victimes d’agression
Les violences physiques vont de la blessure légère (gifle, coup de poing) aux violences graves avec arrêt de travail. La peine dépend de l’incapacité totale de travail (ITT) que le médecin constate. Ainsi, moins de 8 jours d’ITT = contravention ; plus de 8 jours = délit ; violence avec arme ou en groupe = peine aggravée. Faites constater vos blessures par un médecin le plus tôt possible — l’ITT est une preuve décisive.
Victimes d’agressions sexuelles et de viol
L’agression sexuelle (sans pénétration) est un délit jugé devant le Tribunal correctionnel, puni de 5 à 10 ans selon les faits. Le viol est un crime que le tribunal renvoie devant la Cour d’assises de la Gironde ou la Cour criminelle départementale. Dans les deux cas, j’accompagne les victimes du dépôt de plainte jusqu’au jugement.
Victimes de violences conjugales : l’ordonnance de protection
Les violences conjugales — physiques, psychologiques, économiques ou sexuelles — constituent des délits aggravés. En urgence, le juge aux affaires familiales peut délivrer une ordonnance de protection en quelques jours, sans attendre la procédure pénale. Défense des victimes de violences conjugales à Bordeaux →
Cyberharcèlement : les victimes d’agressions en ligne
Le cyberharcèlement, les injures et la diffamation en ligne sont des infractions pénales. En outre, lorsque les actes visent à contraindre la victime, la loi les qualifie d’agression virtuelle. J’interviens en droit de la presse et des nouvelles technologies pour défendre les victimes d’agressions en ligne.
Quel que soit le type d’agression, la règle est la même : ne tardez pas. Les preuves disparaissent, les témoins oublient, les délais courent. Même si vous n’êtes pas encore prêt à porter plainte, une consultation permet de sauvegarder vos droits.
Déposer plainte efficacement : ce qu’il faut savoir
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Porter plainte ne suffit pas — il faut le faire correctement |
Pourquoi la rédaction de la plainte est décisive
Déposer plainte est la première étape. Toutefois, une plainte mal rédigée peut nuire à votre dossier. En effet, les faits doivent être précis, datés, circonstanciés. Les preuves doivent y figurer. Le lien entre l’agression et votre préjudice doit clairement apparaître.
Les trois façons de porter plainte
Vous pouvez vous rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour une plainte simple. En outre, si l’auteur est connu, vous pouvez déposer une plainte avec constitution de partie civile directement auprès du juge d’instruction — c’est plus puissant car cela oblige l’ouverture d’une enquête. Enfin, pour les délits, vous pouvez adresser votre plainte directement au procureur de la République de Bordeaux par lettre recommandée.
Ce que les victimes d’agressions doivent rassembler
Plus votre dossier est complet, plus vite la procédure avance. Rassemblez si possible : certificat médical constatant les blessures (ITT), témoignages écrits de personnes présentes, photos des blessures, captures d’écran si l’agression a eu lieu en ligne, relevé téléphonique si vous avez subi du harcèlement. En revanche, même sans ces pièces, venez me voir — nous travaillerons ensemble à reconstituer les preuves.
Plainte classée sans suite : les recours possibles
Le classement sans suite n’est pas définitif. Vous disposez de plusieurs recours : recours hiérarchique auprès du procureur général, citation directe devant le Tribunal correctionnel si vous connaissez l’auteur, ou plainte avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction. Selon votre situation, je vous guide vers le recours le plus adapté.
Victimes d’agressions : se constituer partie civile pour obtenir réparation
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La constitution de partie civile — votre droit à la réparation |
La constitution de partie civile permet aux victimes d’agressions d’entrer officiellement dans la procédure pénale pour obtenir réparation. Sans elle, vous assistez au procès mais ne recevez rien, même si le tribunal condamne l’auteur.
Quels préjudices les victimes d’agressions peuvent-elles faire réparer ?
La réparation couvre tous les préjudices liés à l’agression. D’abord le préjudice corporel : frais médicaux, hospitalisation, rééducation, arrêt de travail, perte de revenus. Ensuite le préjudice moral : souffrance endurée, retentissement sur votre vie quotidienne. En outre, si l’agression a nui à votre activité professionnelle — licenciement, incapacité à travailler — ce préjudice économique est également réparable.
Comment je chiffre le préjudice
Je m’appuie sur la nomenclature Dintilhac — la grille de référence que les tribunaux français utilisent pour évaluer chaque poste de préjudice corporel. Je rassemble tous les justificatifs, je calcule chaque poste et je présente une demande complète à l’audience. Concrètement, une victime mal défendue reçoit souvent une fraction de ce à quoi elle avait droit.
Un exemple concret
Une victime de violences graves avec 30 jours d’ITT, hospitalisée 5 jours et en arrêt de travail 3 mois, peut obtenir entre 15 000 € et 40 000 € selon les circonstances. Sans avocat, la même victime reçoit souvent moins de 5 000 €.
Indemnisation des victimes d’agressions : FGTI et CIVI
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Être indemnisé même si l’auteur est insolvable ou inconnu |
Les victimes d’agressions craignent souvent : « L’auteur n’a pas d’argent — je ne récupèrerai rien. » En France, cette crainte est en grande partie non fondée. En effet, le Fonds de Garantie des victimes (FGTI) permet d’obtenir une indemnisation même si l’auteur est insolvable, en fuite ou inconnu.
Qui peut saisir le FGTI ?
Toute victime d’agression pénale commise en France peut saisir le FGTI. Pour les infractions graves — viol, violence ayant entraîné une ITT supérieure à un mois, agression sexuelle — le FGTI verse une indemnisation intégrale, sans plafond. Pour les infractions moins graves, une condition de ressources s’applique. La saisine se fait auprès de la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), rattachée au Tribunal judiciaire de Bordeaux.
Les délais pour les victimes d’agressions qui saisissent le FGTI
Les victimes d’agressions disposent de 3 ans à compter de la date de l’infraction pour saisir la CIVI — ou d’un an à compter de la décision pénale si une procédure a eu lieu. Ces délais sont impératifs. Par ailleurs, si le tribunal a accordé des dommages et intérêts mais que l’auteur ne paie pas, le FGTI peut prendre le relais et verser les sommes directement aux victimes.
La procédure devant la CIVI
La CIVI est une juridiction civile, distincte du Tribunal correctionnel. La procédure est contradictoire : le FGTI présente ses arguments et peut contester vos demandes. En conséquence, un avocat est fortement recommandé pour défendre votre dossier dans les meilleures conditions.
Exemple : une victime d’agression sexuelle dont l’auteur a 8 ans de prison mais aucun revenu peut saisir la CIVI. Le FGTI lui verse une indemnisation intégrale, puis se retourne contre le condamné pour récupérer les sommes.
Avocat pour victimes d’agression à Bordeaux et en Gironde — comment je travaille
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Accompagnement de bout en bout — du dépôt de plainte au jugement |
Défendre les victimes d’agressions, ce n’est pas seulement plaider à l’audience. C’est accompagner une personne qui a traversé un traumatisme — et qui doit en plus affronter une procédure longue et technique. Mon travail commence dès le premier rendez-vous et ne s’arrête pas avant la fin de la procédure.
Les étapes de mon accompagnement
D’abord, j’écoute et j’évalue votre dossier : qualification pénale applicable, preuves disponibles, chances de résultat. Ensuite, je rédige ou supervise votre plainte pour qu’elle soit précise et complète. Je me constitue partie civile en votre nom et vous représente à chaque étape — enquête, instruction, audience, appel si nécessaire. En outre, si l’auteur est insolvable, je prépare votre dossier FGTI et vous représente devant la CIVI.
Ma connaissance des juridictions de Gironde pour les victimes d’agressions
J’interviens depuis 2003 devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux et de Libourne, la Cour d’assises de la Gironde et la Cour criminelle départementale. Connaître ces juridictions, leurs pratiques, leurs magistrats, leurs attentes est un avantage concret pour défendre l’indemnisation des victimes.
Je travaille pour les victimes d’agressions des communes de Bordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Libourne, Arcachon, Gujan-Mestras et de l’ensemble de la Gironde. Les consultations en visioconférence et par téléphone sont disponibles depuis toute la France.
FAQ — Victime d’agression : vos questions, mes réponses
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Suis-je obligé d’avoir un avocat pour me constituer partie civile ? |
Non, la représentation par un avocat n’est pas obligatoire devant le Tribunal correctionnel pour une constitution de partie civile. Toutefois, sans avocat, vous risquez de mal chiffrer votre préjudice, d’oublier certains postes d’indemnisation ou de ne pas répondre efficacement aux arguments de la défense. En pratique, les victimes représentées obtiennent des indemnisations sensiblement plus élevées.
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Puis-je être indemnisé si je ne connais pas l’auteur de l’agression ? |
Oui. Le FGTI indemnise les victimes d’infractions même lorsque l’auteur est inconnu ou en fuite. Pour les infractions les plus graves — viol, violences ayant entraîné plus d’un mois d’ITT — l’indemnisation est intégrale. Il suffit de saisir la CIVI du Tribunal judiciaire de Bordeaux dans un délai de 3 ans à compter de l’infraction.
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Mon agresseur a été condamné mais ne paie pas — que faire ? |
Si le tribunal a accordé des dommages et intérêts mais que l’auteur ne paie pas, deux solutions s’offrent à vous. D’une part, vous pouvez lancer une procédure d’exécution forcée (saisie sur salaire, saisie bancaire) par l’intermédiaire d’un huissier. D’autre part, vous pouvez saisir le FGTI, qui se substituera à l’auteur insolvable et vous versera les sommes directement — le fonds se retourne ensuite contre le condamné.
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Combien coûte un avocat pour défendre une victime d’agression ? |
La consultation initiale coûte 40 € TTC pour 20 minutes ou 120 € TTC pour une urgence. Pour l’accompagnement complet — plainte, constitution de partie civile, procès, CIVI — un devis gratuit est établi selon la complexité du dossier. Par ailleurs, votre assurance habitation ou votre contrat de protection juridique peut couvrir tout ou partie des honoraires. L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions et après examen de votre dossier.
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Je vis en dehors de Bordeaux — pouvez-vous me défendre quand même ? |
Oui. Je défends des victimes d’agressions pour les affaires jugées devant les juridictions bordelaises — Tribunal correctionnel de Bordeaux et de Libourne, Cour d’assises de la Gironde. Les consultations sont disponibles en visioconférence et par téléphone depuis toute la France. Pour les dossiers devant d’autres juridictions, je vous oriente vers un confrère compétent.
Vous êtes victime d’une agression à Bordeaux ou en Gironde ?
Agression physique, sexuelle, conjugale ou en ligne : Me Michèle BAUER vous accompagne du dépôt de plainte jusqu’à l’indemnisation.
Son cabinet intervient devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux, la Cour d’assises de la Gironde et la CIVI du Tribunal judiciaire de Bordeaux. Consultations disponibles depuis toute la France en visioconférence.
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📞 Urgences : 06 50 30 34 69 · Bureau : 05 47 74 51 50
Consultation : 40 € TTC 20 mn · Urgence 120 € TTC · Devis gratuit · Aide juridictionnelle acceptée