Me Michèle BAUER, avocate spécialiste en droit du travail à Bordeaux, titulaire du certificat de spécialisation en droit du travail depuis 2017, accompagne les salariés victimes de harcèlement moral dans toutes les étapes : maintien en poste, départ négocié ou procédure prud’homale. Elle intervient devant les Conseils de prud’hommes de Bordeaux, Libourne, Agen, Bergerac, Périgueux, La Rochelle et Paris.

Ancienne présidente de l’Institut du Droit Social du Barreau de Bordeaux (2014-2016 et 2021-2023), son cabinet définit avec vous la stratégie la plus adaptée selon que vous souhaitez rester dans l’entreprise ou la quitter.

Elle intervient pour les salariés de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.
>> L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions de ressources et selon les dossiers.

Article mis à jour le 22 mars 2026.

C’est une question fréquente que posent de nombreux salariés confrontés à une situation de harcèlement moral au travail. En pratique, deux situations se présentent généralement :

  • Vous subissez un harcèlement moral et vous souhaitez conserver votre poste ;
  • Vous subissez un harcèlement moral et vous souhaitez quitter l’entreprise sans démissionner.

Je suis harcelé(e) au travail : que faire ?

1. Je suis harcelé(e) et je veux rester : quelles solutions ?

1 CSE, médecin du travail, inspection du travail : les démarches internes

La situation reste complexe. Le salarié se trouve souvent en position d’infériorité, fragilisé par des conditions de travail dégradées. Par ailleurs, la taille de l’entreprise influence les démarches possibles.

Dans une entreprise dotée de représentants du personnel, vous pouvez saisir le Comité Social et Économique (CSE), qui remplace aujourd’hui le CHSCT. Le CSE peut alerter l’employeur et demander l’ouverture d’une enquête interne en cas de harcèlement moral.

Vous pouvez également consulter le médecin du travail, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Il peut constater une altération de votre santé et alerter l’employeur. Vous pouvez aussi saisir l’inspection du travail.

Ces démarches visent à trouver une solution interne : changement de poste, médiation, réorganisation du service ou toute mesure destinée à faire cesser le harcèlement moral.

2. Je suis harcelé(e) et je veux partir sans démissionner

2 La prise d’acte de la rupture

Lorsque la situation devient insupportable, vous pouvez envisager un départ. La démission ne permet pas en principe de percevoir les allocations chômage. D’autres options existent, mais elles exigent des preuves solides des faits de harcèlement moral.

Vous pouvez prendre acte de la rupture de votre contrat de travail en reprochant à l’employeur des manquements graves. Vous quittez alors l’entreprise immédiatement. Ensuite, vous devez saisir le Conseil de prud’hommes afin qu’il requalifie la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le juge examine alors la gravité des faits invoqués.

⚠️ Cette procédure comporte un risque : si le Conseil de prud’hommes estime que les faits ne présentent pas une gravité suffisante, il requalifie la prise d’acte en démission. Dans ce cas, vous ne percevez ni indemnité ni allocation chômage, sauf si France Travail reconnaît le caractère légitime de la démission, notamment en cas de plainte pénale pour harcèlement moral.

La résiliation judiciaire du contrat

3 Rester en poste tout en saisissant les prud’hommes

La résiliation judiciaire permet de rester en poste tout en saisissant le Conseil de prud’hommes pour demander la rupture du contrat aux torts de l’employeur.

Vous devez démontrer l’existence d’agissements répétés constitutifs de harcèlement moral. Si le juge reconnaît ces faits, la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire d’un licenciement nul.

L’avantage de cette voie : vous continuez à percevoir votre salaire pendant toute la durée de la procédure prud’homale.

La rupture conventionnelle

4 Départ négocié : opportunités et risques en 2026

Vous pouvez proposer une rupture conventionnelle. L’employeur conserve toutefois la liberté de refuser. En cas de harcèlement moral avéré, le juge peut annuler la rupture conventionnelle s’il constate que votre consentement n’était pas libre et éclairé.

Par ailleurs, la rupture conventionnelle pourrait devenir une solution moins attractive. Un projet de réforme (février 2026) prévoit de réduire la durée d’indemnisation par France Travail pour les salariés ayant conclu une rupture conventionnelle. Les partenaires sociaux n’ont pas encore signé définitivement ce texte. Toutefois, si cette réforme entre en vigueur, elle diminuera l’intérêt financier de ce mode de rupture pour les salariés victimes de harcèlement moral qui envisagent un départ négocié.

Avant de signer quoi que ce soit, consultez un avocat. En cas de harcèlement, une rupture conventionnelle signée sous pression peut être annulée devant le Conseil de prud’hommes.

L’arrêt maladie et l’inaptitude

5 De l’arrêt de travail au licenciement pour inaptitude

Vous pouvez consulter votre médecin traitant afin d’obtenir un arrêt de travail. Le médecin du travail peut ensuite constater votre inaptitude lors de la visite de reprise.

Si le médecin du travail déclare votre inaptitude, l’employeur doit rechercher un reclassement. En l’absence de solution, il prononce un licenciement pour inaptitude. Vous percevez alors une indemnité de licenciement. L’indemnité compensatrice de préavis n’est due que si l’inaptitude résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle — auquel cas vous bénéficiez également d’une indemnité spéciale de licenciement.

Vous pouvez enfin saisir le Conseil de prud’hommes pour demander la nullité du licenciement si le harcèlement moral a provoqué votre inaptitude et si l’employeur a manqué à son obligation de protéger votre santé et votre sécurité.

FAQ — Harcèlement moral au travail

? Quelle est la différence entre prise d’acte et résiliation judiciaire ?

La prise d’acte vous fait quitter immédiatement l’entreprise, avec le risque d’une requalification en démission si le juge estime les faits insuffisamment graves. La résiliation judiciaire vous permet en revanche de rester en poste et de percevoir votre salaire pendant toute la procédure. Le choix entre les deux dépend de la solidité de vos preuves et de votre situation financière.

? Puis-je percevoir les allocations chômage si je quitte l’entreprise à cause du harcèlement ?

Une démission simple ne donne pas droit aux allocations chômage. Toutefois, si vous avez déposé une plainte pénale pour harcèlement moral, France Travail peut reconnaître le caractère légitime de votre démission. Par ailleurs, une prise d’acte requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvre droit aux allocations.

? Mon employeur peut-il refuser de signer une rupture conventionnelle ?

Oui. L’employeur reste libre de refuser toute rupture conventionnelle. En cas de harcèlement avéré, cette liberté de refus renforce l’intérêt de la résiliation judiciaire ou de la prise d’acte — deux voies qui ne dépendent pas de l’accord de l’employeur.

? Le licenciement pour inaptitude peut-il être annulé si le harcèlement en est la cause ?

Oui. Si le harcèlement moral a provoqué l’inaptitude et si l’employeur a manqué à son obligation de sécurité, le Conseil de prud’hommes peut prononcer la nullité du licenciement. Cette nullité ouvre droit à une indemnité minimale de 6 mois de salaire brut, sans application du barème Macron.


Vous subissez un harcèlement moral au travail à Bordeaux ou en Gironde ?

Chaque situation présente des spécificités. La preuve du harcèlement moral demeure l’enjeu central de toute stratégie.

Me Michèle BAUER analyse votre situation, évalue vos preuves et détermine la stratégie la plus adaptée — maintien en poste, prise d’acte, résiliation judiciaire ou rupture conventionnelle. Elle intervient devant les Conseils de prud’hommes de Bordeaux, Libourne, Agen, Bergerac, Périgueux, La Rochelle et Paris.

📍 Cabinet principal : 33 Cours Pasteur, Bordeaux — à proximité immédiate du Conseil de prud’hommes
📍 Cabinet secondaire : Gujan-Mestras (Bassin d’Arcachon) — sur rendez-vous uniquement le samedi

📞 05 47 74 51 50 ou 06 50 30 34 69
Consultation : 40 € TTC 20 mn · 96 € TTC au-delà · Urgence 120 € · Consultations par téléphone et visioconférence disponibles


avocat harcelement moral travail bordeaux prudhommesMe Michèle BAUER

Avocate spécialiste en droit du travail · Barreau de Bordeaux

Titulaire du certificat de spécialisation en droit du travail depuis 2017 · Ancienne présidente de l’Institut du Droit Social du Barreau de Bordeaux (2014-2016 et 2021-2023)

Me Michèle BAUER plaide régulièrement devant les Conseils de prud’hommes de Bordeaux, Libourne, Agen, Bergerac, Périgueux, La Rochelle et Paris. Elle intervient également en droit de la famille et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.

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