Me Michèle BAUER, avocate en droit de la famille à Bordeaux, accompagne les grands-parents et les familles dans les procédures visant à maintenir ou rétablir le lien entre un enfant et ses ascendants. Elle intervient devant le Juge aux affaires familiales de Bordeaux, Libourne et Arcachon.

Son cabinet traite régulièrement les demandes fondées sur l’article 371-4 du Code civil, tant pour les grands-parents qui souhaitent obtenir un droit de visite que pour les parents qui contestent une telle demande.

Elle intervient pour les particuliers de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.
>> L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions de ressources et selon les dossiers.

Article mis à jour le 10 août 2025

Le droit de visite des grands-parents est une question que je traite régulièrement en tant qu’avocat en droit de la famille à Bordeaux. En effet, les conflits familiaux peuvent parfois priver les grands-parents de tout contact avec leurs petits-enfants. Que ce soit à la suite d’un divorce, d’une séparation conflictuelle ou d’une rupture des relations, une question essentielle se pose. Comment un avocat spécialisé peut-il vous aider à obtenir ou rétablir ce droit de visite des grands-parents ? Je vous explique les démarches juridiques, l’article 371-4 du Code civil et les arguments à présenter devant le juge aux affaires familiales (JAF) pour préserver ce lien essentiel.

Droit de visite des grands-parents : avocat, cadre juridique et procédure à Bordeaux

1. Le cadre juridique : l’article 371-4 du Code civil

1 Ce que dit la loi — et ce que cela signifie en pratique

L’article 371-4 du Code civil est clair :

« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit. »

Ce que cela signifie en pratique :

  • Le juge aux affaires familiales (JAF) ne statue pas en fonction d’un « droit des grands-parents », mais uniquement en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant.
  • Si le juge estime que le lien est bénéfique pour l’enfant, il fixe les modalités des relations (visites, hébergement, échanges téléphoniques, appels vidéo, etc.).
  • Ce principe s’applique aussi à d’autres tiers importants dans la vie de l’enfant (beaux-parents, anciens beaux-parents, etc.).
Même si l’article semble suggérer que l’initiative doit venir de l’enfant, la jurisprudence confirme que les grands-parents peuvent eux-mêmes saisir le juge. En pratique, ce sont d’ailleurs le plus souvent eux qui lancent la procédure. En effet, les parents peuvent s’opposer concrètement à ces relations. Ainsi, sans dialogue, une décision judiciaire devient souvent nécessaire pour rétablir le lien.

2. Quand le lien peut-il être refusé… ou maintenu ?

2 Jurisprudence : motifs de refus et maintien du lien malgré les tensions

A. Les motifs graves justifiant un refus

La jurisprudence admet que le lien puisse être écarté si des motifs graves le justifient, notamment en cas de conflit aigu susceptible de perturber l’enfant. Par exemple :

  • Ainsi, un arrêt de la Cour de cassation (Cass. civ. 1, 13 décembre 1989, n°87-20205) a refusé un droit de visite à des grands-parents. En effet, le conflit intense avec la mère était jugé préjudiciable pour l’enfant.
  • De même, dans une autre affaire (Cass. civ. 1, 18 juin 2016, n°15-22.180), la Cour a cassé un arrêt accordant un droit de visite à un grand-père. La mère avait produit un certificat médical établissant la souffrance psychologique de ses enfants après le décès récent de leur père. Or, les juges n’avaient pas suffisamment motivé leur décision au regard de l’intérêt de l’enfant.

B. Le maintien du lien malgré les tensions

À l’inverse, certaines décisions confirment le maintien des relations, même dans un contexte familial difficile :

  • Cass. civ. 1, 15 février 2023, n°21-18.498 : La Cour a validé un droit de correspondance et d’accueil pour des grands-parents paternels. L’objectif était d’éviter une rupture irrémédiable avec la lignée paternelle. En conséquence, l’absence de relation entre la mère et ses beaux-parents ne suffisait pas à écarter ce droit.
  • Cour d’appel de Bordeaux, 6 octobre 2015 (n°14/01158) : Les juges ont estimé qu’aucun motif grave ne justifiait de priver deux enfants de leurs grands-parents paternels, malgré la distance géographique. Ils ont ainsi fixé un droit de visite progressif — un samedi par mois en point rencontre, puis un week-end par mois au domicile des grands-parents, ainsi que des vacances scolaires.
  • Par ailleurs, un litige successoral entre la mère et les grands-parents ne suffit pas à couper tout contact. En effet, si des liens affectifs anciens et suivis existent, le juge maintient le droit de visite (Cour d’appel de Bordeaux, 27 mai 2014, n°RG 13/05106).

3. Comment un avocat obtient-il le droit de visite des grands-parents ?

3 Comment saisir le juge et quels éléments apporter

A. Comment saisir le juge ?

La demande se fait par assignation, devant le Tribunal judiciaire (ex-TGI) du domicile de l’enfant. La procédure est écrite et l’avocat est obligatoire :

  • Représentation par un avocat pour saisir le juge aux affaires familiales (JAF).
  • Le Ministère public (Procureur de la République) doit être informé et donner son avis (articles 425 et 1180 du Code de procédure civile).

B. Quels éléments prouver ?

Pour convaincre le juge, il faut démontrer :

  1. L’existence (ou la possibilité de créer) de liens affectifs avec l’enfant.
  2. Le bénéfice pour l’enfant de cette relation.
  3. La capacité des grands-parents à accueillir et s’occuper de l’enfant dans de bonnes conditions.
Si les relations n’ont jamais existé et que le conflit avec les parents est particulièrement intense, obtenir un droit de visite sera plus difficile.

4. Droit de visite des grands-parents : une décision toujours prise au cas par cas

4 Le pouvoir souverain des juges du fond

Les juges du fond sont souverains. Ainsi, chaque dossier s’analyse en fonction de la situation familiale, du degré de tension et de l’ampleur du conflit. Aucun droit automatique n’existe pour les grands-parents. En revanche, l’enfant a le droit de maintenir un lien avec ses ascendants lorsque cela sert son intérêt.

En résumé

  • Les grands-parents n’ont pas de droit automatique à voir leurs petits-enfants, mais l’enfant a le droit d’entretenir des relations avec ses ascendants.
  • La clé devant le juge : prouver que le lien est dans l’intérêt de l’enfant.
  • La procédure est judiciaire : faire appel à un avocat spécialisé dans le droit de visite des grands-parents est obligatoire, et le Ministère public doit donner son avis.


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Me Michèle BAUER vous conseille sur la stratégie à adopter, constitue votre dossier et vous représente devant le Juge aux affaires familiales de Bordeaux, Libourne et Arcachon. Elle établit un devis personnalisé dès la première consultation.

📍 Cabinet principal : 33 Cours Pasteur, Bordeaux
📍 Cabinet secondaire : Gujan-Mestras (Bassin d’Arcachon) — sur rendez-vous uniquement le samedi

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Avocate en droit de la famille · Barreau de Bordeaux

Divorce · Séparation · Garde d’enfants · Droit de visite · Pension alimentaire · JAF Bordeaux · Libourne · Arcachon

Me Michèle BAUER intervient devant le Juge aux affaires familiales de Bordeaux, Libourne et Arcachon. Elle accompagne les familles dans tous les litiges relatifs aux droits de visite, à la garde des enfants et aux relations avec les ascendants. Elle intervient également en droit du travail et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.

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