Article publié dans la rubrique Vie après le palais — mis à jour avril 2026 à l’occasion de la parution de Je suis drôle, le nouveau roman de David Foenkinos (Gallimard, avril 2026).

Il y a des livres qu’on lit d’une traite, et d’autres qu’on repose pour mieux les savourer.

Nos séparations de David Foenkinos est de ceux-là.

Je l’ai lu un soir, après une longue journée au palais. En fermant le livre, j’ai pensé que cet auteur comprenait quelque chose d’essentiel à ce que j’observe chaque jour dans mon cabinet : la façon dont les histoires d’amour se défont, et ce qu’elles laissent derrière elles.

Nos séparations de Foenkinos : un roman à lire quand on connaît les ruptures de l’intérieur

David Foenkinos : l’auteur qui écrit les ruptures comme personne

1 Un romancier au style drôle, poétique et humain

David Foenkinos est né à Paris en 1974. Révélé en 2009 avec La Délicatesse — roman vendu à plus d’un million d’exemplaires et adapté au cinéma — il est ainsi devenu l’un des auteurs français les plus lus dans le monde, traduit dans plus de 40 langues. Par ailleurs, en 2014, Charlotte lui vaut le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens, avec 450 000 exemplaires vendus.

Ce qui le distingue : l’ordinaire rendu extraordinaire

Ce qui distingue Foenkinos des autres, c’est sa façon de traiter les émotions du quotidien avec une légèreté qui n’enlève rien à leur profondeur. Ses personnages sont ordinaires, fragiles, souvent un peu perdus. Pourtant, on s’attache à eux immédiatement. En outre, il écrit les ruptures, les amours ratées, les séparations et les regrets avec une précision douce qui fait souvent sourire et pleurer au même paragraphe.

Son actualité en 2025-2026 : deux nouveaux romans

En février 2025, il publiait Tout le monde aime Clara chez Gallimard — un roman sur une adolescente au don particulier, vendu à plus de 110 000 exemplaires. Puis, en avril 2026, il revient avec Je suis drôle, l’histoire de Gustave Bonsoir, un homme convaincu que faire rire équivaut à être aimé, qui plonge dans le monde du stand-up pour fuir sa peur de l’abandon. Deux livres, donc, qui tournent autour du même sujet : comment on se construit, et comment on se défait, en relation aux autres.

Vous ne connaissez pas encore Foenkinos ? Nos séparations est une excellente porte d’entrée. Pour les lecteurs déjà conquis, ce roman donnera envie de relire La Délicatesse — et de courir acheter Je suis drôle.

Nos séparations : ce que raconte le roman

2 Un roman drôle, poétique et magique

Nos séparations suit deux personnages sur dix ans — Alice et le narrateur — qui se retrouvent et se quittent, se ratent et se retrouvent encore, dans cette danse étrange que sont les histoires d’amour qui n’arrivent pas vraiment à finir. Le roman est à la fois drôle, poétique et magique, comme l’écrivait ma chronique d’origine.

L’extrait qui résume tout

Voici le passage que je relis souvent :

« Elle me laissait seul dans le lit, et j’étais heureux de trouver parfois quelques cheveux, preuves de son passage. Un jour, je fis une remarque à propos des traces qu’elle laissait. Sa réponse fut immédiate : « Je serais une bien mauvaise maîtresse, alors. » »

« Voilà exactement le genre de réponse qui fait battre mon cœur, allez savoir pourquoi. En logique amoureuse, nous sommes l’Albert Einstein de l’autre. Ainsi, il y a d’autres phrases d’Alice que j’ai trouvées formidables et qui sont sans valeur pour le reste des hommes : »

« J’ai froid, mais je préfère dormir nue. »
« On pourrait peut-être aller au cinéma un jour. »

« Ces phrases ne vous font rien ? C’est que vous n’êtes pas amoureux d’Alice. »

Ce que cet extrait dit des séparations

Il capte l’instant précis qui fait qu’on aime quelqu’un — une phrase banale, un geste simple — et qui, en dehors de cette relation, ne vaut rien. Autrement dit, l’amour crée un langage privé. La séparation, dès lors, c’est aussi la perte de ce langage.

Et c’est précisément ce que j’observe dans mon cabinet, en matière de divorce et de séparation. Au-delà des biens à partager et des enfants à protéger, il y a toujours cette perte d’un monde commun — de références, d’habitudes, de petites phrases qui ne signifient rien pour personne d’autre. C’est souvent là, justement, que la vraie douleur se loge.

Le titre est au pluriel : Nos séparations. Pas une seule rupture, mais plusieurs. Foenkinos sait, en effet, que les histoires d’amour ne se terminent pas d’un seul coup. Elles se défont en plusieurs fois, par couches successives. Ce pluriel, en lui-même, est une vérité.

Le regard d’une avocate : ce que la littérature dit du droit de la famille

3 Séparation littéraire et séparation juridique : ce qu’elles ont en commun

Je suis avocate. Une grande partie de mon travail consiste à accompagner des personnes qui se séparent,qu’il s’agisse d’un divorce, d’une séparation de concubins ou de la liquidation d’un PACS. En lisant Nos séparations, j’ai retrouvé quelque chose d’essentiel que le droit, parfois, tend à oublier.

La séparation n’est pas un événement, c’est un processus

Dans la réalité juridique, la séparation a une date : celle du jugement de divorce, de l’ordonnance de protection, ou de la convention de rupture. Pourtant, dans la réalité, rien ne se passe ainsi. Les couples se séparent parfois et se retrouvent, rompent et recommencent, exactement comme dans le roman de Foenkinos.

C’est l’une des difficultés de mon métier : accompagner des personnes dont l’histoire est encore en mouvement, dont la rupture n’est pas encore réelle dans leur tête, alors que la démarche judiciaire est déjà engagée. Dans ces moments-là, j’essaie donc de garder à l’esprit que derrière chaque dossier, il y avait une histoire d’amour.

Pourquoi lire de la fiction quand on travaille en droit de la famille

La littérature ne remplace pas le droit. En revanche, elle le nourrit. Lire Foenkinos m’a rappelé pourquoi j’aime mon métier : parce qu’il touche à l’essentiel de ce que les gens vivent. Un divorce n’est pas qu’une question d’indemnité ou de garde des enfants. C’est aussi, souvent, la fin d’un langage commun et le début, enfin, d’une reconstruction.

Si vous traversez une séparation et que vous cherchez à comprendre ce que vous ressentez avant de comprendre ce que dit la loi — lisez Nos séparations. Et si vous avez besoin d’un avocat ensuite, je suis là.

Questions fréquentes sur ce roman et son auteur

? De quoi parle Nos séparations de David Foenkinos ?

Nos séparations suit deux personnages — Alice et le narrateur — sur dix ans. Ils se retrouvent et se quittent plusieurs fois, dans cette danse étrange des histoires d’amour qui n’arrivent pas vraiment à finir. En outre, le roman est drôle, poétique et profondément humain. Foenkinos y explore ainsi la façon dont on aime, dont on se rate et dont on se perd.

? Quel est le dernier livre de David Foenkinos en 2026 ?

En avril 2026, David Foenkinos publie Je suis drôle chez Gallimard (192 pages, 20 €). Le roman raconte Gustave Bonsoir, un homme persuadé que l’humour est la clé pour être aimé, qui plonge dans le monde du stand-up pour fuir sa peur profonde de l’abandon. Par ailleurs, en 2025, il avait déjà publié Tout le monde aime Clara, vendu à plus de 110 000 exemplaires.

? Par quel livre de Foenkinos commencer ?

Pour commencer avec Foenkinos, La Délicatesse (2009) ou Nos séparations sont deux excellentes portes d’entrée — courts, accessibles et immédiatement attachants. En revanche, pour ceux qui aiment l’humour mêlé à l’émotion, son tout dernier roman Je suis drôle (2026) est également un excellent choix.



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Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003 · Droit du travail · Droit de la famille · Droit pénal

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Me Michèle BAUER intervient en droit du travail, en droit de la famille et du divorce et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.

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