Me Michèle BAUER, avocate à Bordeaux depuis 2003, intervient en droit du travail, droit de la famille et droit pénal. Elle accompagne particuliers et professionnels de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.
Son cabinet fixe ses honoraires selon la complexité du dossier. Depuis 2015, la convention d’honoraires est obligatoire,elle protège le client et garantit la transparence sur le coût de l’intervention.
>> L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions de ressources et selon les dossiers.
Mis à jour le 2 avril 2026
En 2014, j’avais écrit un article sur ces plateformes internet qui permettent aux particuliers de comparer les prix des avocats. Dix ans plus tard, ces sites ont proliféré. Les plateformes de mise en relation se sont multipliées, les algorithmes promettent « l’avocat le moins cher » en quelques clics. Et la question que me posent encore mes clients reste la même : combien coûte un avocat à Bordeaux, et comment choisir ?
Je vais vous donner ma réponse, celle d’une avocate qui exerce depuis plus de vingt ans. Elle n’est pas toujours celle que vous attendez.
Choisir son avocat à Bordeaux : le prix seul n’est pas un critère
Les plateformes de comparaison d’avocats : ce qu’elles ne vous disent pas
| 1 |
Un marché bien réel — mais un outil imparfait |
Beaucoup de sites ont compris que le droit est un marché. Des sociétés commerciales — qui ne sont pas administrées par des avocats — proposent des devis en ligne et permettent de comparer les tarifs. J’ai moi-même testé l’un de ces sites en m’y inscrivant. Le principe : vous remplissez une fiche, des clients vous contactent. Une sorte de démarchage à l’envers.
Le formulaire de divorce : l’exemple parfait du problème
Les utilisateurs de ces plateformes sont souvent des personnes qui souhaitent divorcer. Le formulaire leur demande qui prend l’initiative, si l’autre conjoint veut divorcer, quelles fautes sont à reprocher. Or, il omet l’essentiel : les revenus des deux parties, pourtant indispensables pour calculer une éventuelle prestation compensatoire.
La demande se termine invariablement par la même question : « Quel avocat recherchez-vous ? » Et la majorité répond : l’avocat qui propose les prix les plus bas. Ce que j’ai pu constater à plusieurs reprises, c’est une personne avec de nombreux biens à partager, de nombreuses années de mariage, des enfants, une prestation compensatoire probable et un conjoint qui refuse de divorcer. Pourtant, cette personne cherche l’avocat le moins cher.
Face à ce type de demande, l’avocate que je suis ne peut qu’être dubitative. La question qui me vient immédiatement : à quoi bon répondre et perdre mon temps ? Non pas que je me considère très chère, c’est surtout que certains confrères n’hésitent pas à pratiquer des honoraires dérisoires.
Honoraires bas = prestation à la hauteur de cet honoraire, de faible qualité.
| 2 |
Ce que vous payez, c’est ce que vous obtenez |
La recherche d’un prix bas peut être légitime. Toutefois, choisir un avocat uniquement sur ce critère, c’est accepter une prestation à la hauteur de ce que vous avez payé. C’est la même logique que pour n’importe quel achat : il existe des produits de qualité que vous payez un peu plus cher et pour lesquels vous ne regrettez pas l’investissement.
Quand le prix bas coûte finalement plus cher
Imaginons que vous contestez votre licenciement, réclamez des heures supplémentaires ou êtes victime de harcèlement moral. Vous payez un avocat « au ras des pâquerettes ». Son travail est à la hauteur du prix. Résultat : vous perdez en première instance, vous changez d’avocat pour l’appel et vous avez payé deux fois en perdant du temps.
En matière familiale, les enjeux sont encore plus lourds. En effet, le divorce engage votre avenir financier, la garde de vos enfants, votre logement. Dans ce cas, l’investissement dans un bon dossier n’est pas une dépense, c’est une protection.
Quand un prix bas est justifié
Un divorce simple, sans enfant, avec un mariage bref de deux ans, sans bien immobilier, sans grande disparité de revenus se traite rapidement. Dans ce cas précis, le prix sera naturellement moins élevé, car le temps passé reste limité. Pour ce type de dossier simple, un tarif raisonnable est donc parfaitement normal.
Pour le reste, choisir son avocat sur le seul critère du prix reste dangereux ,voire suicidaire. La prestation d’un avocat est intellectuelle, sur mesure, et elle demande du temps, de l’énergie et une vraie stratégie. Le sur-mesure coûte toujours plus cher que le standard. Mais il vous va.
La convention d’honoraires : une protection concrète pour le client.
| 3 |
Depuis 2015 : une convention écrite et signée, obligatoire |
Depuis le 1er janvier 2015, la convention d’honoraires est obligatoire pour tout avocat, sauf en cas d’urgence ou d’aide juridictionnelle. Concrètement, avant de commencer à travailler sur votre dossier, votre avocat vous remet un document écrit qui précise les honoraires, leur mode de calcul et les conditions de paiement. Les deux parties signent. C’est donc un engagement mutuel.
Ce que la convention d’honoraires vous garantit
Cette convention vous protège contre les mauvaises surprises. Dès le départ, vous savez combien vous allez payer, ou comment le prix va se calculer (au temps passé, au forfait, ou avec un honoraire de résultat). Par ailleurs, aucun avocat ne peut vous réclamer davantage que ce que prévoit la convention, sauf accord exprès de votre part.
En cas de désaccord sur les honoraires, vous pouvez saisir gratuitement le Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Bordeaux, qui règle les litiges en la matière.
La convention d’honoraires ne dit pas que votre avocat sera bon, elle dit que le prix sera clair. C’est nécessaire. Mais ce n’est pas suffisant. Le critère décisif reste la compétence et la confiance.
Comment choisir son avocat à Bordeaux : le bon critère
| 4 |
Remplacez « le moins cher » par « le plus compétent » |
La prochaine fois que vous cherchez un avocat à Bordeaux pour un divorce, un licenciement contesté ou une affaire pénale, remplacez mentalement la question « qui propose les prix les plus bas ? » par celle-ci : « quel est l’avocat le plus compétent pour traiter mon dossier, et en qui j’aurai confiance ? »
Je vous garantis que vous serez satisfait. En effet, votre dossier sera traité sur mesure, votre avocat connaîtra votre situation dans le détail et vous n’aurez pas à recommencer.
Quelques signes qui montrent qu’un avocat est sérieux
Un avocat sérieux vous remet une convention d’honoraires avant de commencer. Lors du premier rendez-vous, il prend le temps d’analyser votre situation. Il ne vous promet pas la victoire mais il vous explique les chances et les risques. Surtout, il vous dit clairement quand votre dossier ne vaut pas la peine d’aller en justice. C’est là qu’on reconnaît un professionnel de confiance.
Choisir son avocat, c’est un investissement pour votre présent et votre avenir. En matière familiale surtout, les décisions prises aujourd’hui ont des conséquences pour des années. Ne les confiez pas au moins-disant.
FAQ — Honoraires d’avocat à Bordeaux
| ? |
Combien coûte un avocat à Bordeaux pour un divorce ? |
Cela dépend entièrement de la situation. Un divorce simple sans enfant, sans bien immobilier et sans prestation compensatoire coûte moins cher qu’un divorce conflictuel avec partage de patrimoine et garde d’enfants. La convention d’honoraires que l’avocat vous remet avant de commencer précise le coût ou les modalités de calcul. Pour un premier rendez-vous d’analyse, mes honoraires sont de 40 € TTC pour 20 minutes.
| ? |
La convention d’honoraires est-elle obligatoire ? |
Oui, depuis le 1er janvier 2015. Votre avocat doit vous remettre une convention écrite avant de commencer à travailler sur votre dossier. Elle précise le montant ou le mode de calcul des honoraires. En cas de désaccord, vous pouvez saisir gratuitement le Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Bordeaux.
| ? |
Peut-on bénéficier de l’aide juridictionnelle à Bordeaux ? |
Oui, sous conditions de ressources. L’aide juridictionnelle permet aux personnes aux revenus modestes de bénéficier d’un avocat dont les honoraires sont pris en charge totalement ou partiellement par l’État. Mon cabinet accepte l’aide juridictionnelle selon les dossiers. N’hésitez pas à me contacter pour vérifier votre éligibilité.
| ? |
Comment savoir si mon dossier mérite d’aller en justice ? |
C’est précisément le rôle du premier rendez-vous. Un avocat sérieux analyse votre situation, évalue vos chances et vous dit clairement si la procédure vaut la peine ou si une autre solution est préférable. Parfois, la meilleure décision est de ne pas aller en justice. Cette heure de conseil peut vous économiser des années de procédure et des milliers d’euros.
Vous cherchez un avocat à Bordeaux pour un divorce, un licenciement ou une affaire pénale ?
Me Michèle BAUER reçoit en consultation à Bordeaux et Gujan-Mestras (sur le bassin qu’en droit du travail). Premier rendez-vous : analyse de votre situation, évaluation des enjeux, convention d’honoraires claire.
Elle intervient en droit du travail (licenciement, prud’hommes, harcèlement), en droit de la famille (divorce, garde d’enfants, pension alimentaire) et en droit pénal (tribunal correctionnel, cour d’assises, droit de la presse).
📍 Cabinet principal : 33 Cours Pasteur, Bordeaux
📍 Cabinet secondaire : Gujan-Mestras (Bassin d’Arcachon) — sur rendez-vous uniquement le samedi
📞 05 47 74 51 50 ou 06 50 30 34 69
Consultation : 40 € TTC 20 mn · 96 € TTC au-delà · Urgence 120 € · Consultations par téléphone et visioconférence disponibles
eromawyn
30 mars 2015 — 17:28
Le problème c’est que d’une part les avocats sont connus pour être chers, et d’autre part, le seul critère objectif pour juger de la prestation d’un avocat sera le prix. Car difficile pour le client d’évaluer si un avocat plus cher sera plus compétant. On peut le supposer, mais on n’en sait rien quand on est pas versé dans le monde du droit. De plus, si un avocat plus cher signifie plus de chances de gagner un procès, cela ne signifie-t’il pas que la justice est partiale, et profite aux plus riches ?
Dans le cas d’un divorce, par exemple, on ne divorce pas très souvent, comment comparer les prestations ?
Alors comme il a l’impression de payer trop cher de toute façon, autant ne pas « engraisser » le plus cher (et prendre le risque d’avoir une prestation au rabais ?).
Michèle BAUER
1 avril 2015 — 00:33
Dans mon article, je ne dis pas que l’avocat le plus cher est le meilleur… je préconise de vous méfier des prix d’appels et des prix bas… Un divorce proposé à 200 euros est un divorce au rabais qui est « fait » à distance: aucun conseil, aucune vérification des identités n’aura été faite. Il faut être extrêmement prudent, payez cher un avocat n’est pas toujours la garantie d’une bonne défense et n’est pas non plus la garantie de gagner le procès (le juge statue pas l’avocat et un dossier qui juridiquement ne tient pas la route ne pourra pas être gagné même par le plus cher et le meilleur des avocats !)… en revanche payer un service au rabais est presque toujours être servi au rabais aussi !!
richarddelacroix
1 avril 2015 — 21:16
Bonjour,
J’avoue ce qui m’a interpellé dans votre article c’est qu’en parlant de luxe, de sur mesure et d’investissement, je me suis demandé comment pouvait se débrouiller les gens qui n’ont pas la possibilité de cet investissement. Est-ce qu’alors les aides juridiques à 100% et les conseils juridiques donnés gratuitement par les barreaux seraient du droit au rabais ? Est-ce à dire que lorsqu’un homme « pauvre » est en procès avec un homme « riche », il perdra forcément faute de moyen ? Pourquoi pas. Mais ça fait quand même mal de se l’entendre dire.
Qu’en pensez-vous ?
Michèle BAUER
1 avril 2015 — 22:01
Malheureusement la justice à deux vitesses est en marche, si elle n’est pas déjà en place. l’aide juridictionnelle est un problème récurrent pour lequel la profession d’avocat se mobilise… notre mobilisation est souvent mal comprise. Nous nous mobilisons pour que les missions à l’aide juridictionnelle soient mieux rémunérées et pour que les justiciables puissent avoir accès à la justice et bénéficient d’un avocat qui n’est pas payé au rabais… En tout état de cause être bénéficiaire de l’aide juridictionnelle et ne pas payer son avocat n’a pas pour conséquence perdre son procès et avoir droit à un avocat au rabais c’est réducteur et nous sommes tous différents, les cas sont différents… peut-être existe-t-il aussi des confrères qui sont bien payés et qui font mal leur travail, qui sait ? Dans mon article, je parlais du luxe, du surmesure, vous savez comme moi qu’il peut arriver qu’un produit de luxe soit de mauvaise qualité… comme un produit pas cher d’excellente qualité … si on peut comparer les avocats à des produits
Carambar
18 mai 2015 — 20:19
Oui, pour ma propre divorce, j’ai cherché un avocat le moins cher.
De plus, les deux parties ont été représentées par le même avocat, sans que la profession (ni le législateur) y trouve un conflit d’intérêts.
La recherche du moindre coût EST légitime, lorsqu’on passe par un avocat par contrainte légale et pas pour chercher conseil.
De plus, en parlant de paiement « au ras des pâquerettes », c’est l’aide juridictionnelle qui me vient à l’esprit. Serait-ce nécessairement un travail « au ras des pâquerettes »?
Michèle BAUER
19 mai 2015 — 07:56
Comme je l’indique dans mon article pour les dossiers simples il est légitime de rechercher le meilleur prix mais attention j’ai souvent pu constater que certains époux « radinaient » sur le prix de l’avocat et trouvaient un accord bancal…ce qui avait pour conséquence une nouvelle saisine du juge quelques années plus tard et des nouveaux frais d’avocats! pour ce qui est de l’ aide juridictionnelle les indemnités d’aj dépendent du contentieux et en tout état de cause le travail effectué au titre de l’AJ dépendra aussi de l’avocat et de sa conscience professionnelle. L’avocat qui intervient à l’AJ participe au service public de la justice et à l’accès au droit. Toutefois il est vrai que le montant des indemnités payées aux avocats au titre de l’AJ n’ont pas augmenté depuis des années.Je crains hélas que beaucoup d’avocats ne se détournent de cette participation au service public de la justice. Le justiciable « pauvre » aura moins de choix!