Mis à jour le 17 mai 2026
Les Beaux Jours — le film de Marion Vernoux avec Fanny Ardant
Un film. Une actrice, Fanny Ardant, qui le porte et qui rayonne. Une réalisatrice,Marion Vernoux, qui le réussit. Et pourtant, un thème qui aurait pu faire fuir : une femme de soixante ans qui tombe amoureuse d’un homme de presque quarante. Une « cougar », comme on dit aujourd’hui. Mais Les Beaux Jours est pourtant bien plus que ça.
Le film en quelques mots
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Comédie dramatique française — sortie le 19 juin 2013 |
Caroline (Fanny Ardant) est dentiste, fraîchement retraitée. Ses filles lui ont offert des activités dans une maison pour seniors — le club des « Beaux Jours ». Elle y pousse la porte avec un peu de mauvaise grâce. Elle y rencontre Julien (Laurent Lafitte), le professeur d’informatique. Ils deviennent alors amants. Par ailleurs, son mari Philippe (Patrick Chesnais), dentiste encore en activité, ne comprend pas grand chose aux états d’âme de sa femme, ni à l’informatique.
Le scénario est signé Marion Vernoux et Fanny Chesnel, d’après le roman Une jeune fille aux cheveux blancs de Fanny Chesnel. En effet, la réalisatrice a collaboré directement avec l’auteure du roman adapté, Fanny Chesnel s’étant inspirée de sa propre mère pour créer le personnage de Caroline.
La bande originale est par ailleurs parfaitement adaptée au film. Elle accompagne avec justesse l’état d’esprit de Caroline — entre désarroi, légèreté et liberté retrouvée.
Fanny Ardant : une présence absolue
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Une soixantaine rayonnante, sans fards, sans concessions |
Fanny Ardant porte ce film, vraiment. Ainsi, elle n’hésite pas à afficher une soixantaine rayonnante mais sans fards, belle tout en cheveux fous et chuchotements, comme l’écrit un spectateur sur SensCritique. Classe. Élégante. Imprévisible.
Autour d’elle, Laurent Lafitte épaissit avec justesse son rôle de séducteur facile. Patrick Chesnais, quant à lui, tente de tout rationaliser, y compris les connexions informatiques. Ce qui donne, en outre, quelques scènes savoureuses.
Ne manquez pas non plus la délicieuse apparition de Marceline Loridan-Ivens en très vieille voyageuse à l’aéroport. Une apparition courte, mais qui reste.
Le vrai sujet du film : la liberté à soixante ans
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Bien plus qu’une histoire de « cougar » |
Le thème de la « cougar » n’est en réalité qu’un prétexte, ou plutôt un point de départ. Car le film parle surtout d’autre chose. En effet : Il parle de la retraite comme d’un basculement brutal. Ensuite, il parle de la vieillesse avec une rare légèreté. Enfin, il parle des relations humaines, du couple, de ce qu’on appelle parfois « une liberté retrouvée ».
En outre, Marion Vernoux ne lâche jamais son héroïne. Elle lui offre un grand rôle à la mesure de son talent. Il ne s’agit pas d’un retour de jeunesse. C’est plutôt une femme entre deux rives, au milieu d’un océan, comme le murmure la chanson du film.
Notons aussi une scène sublime autour de Marivaux ,autour de La Dispute et des Fausses Confidences, qui concentre à elle seule tout ce que le film dit sur l’amour, sur le mensonge et sur le couple. Cette scène mérite à elle seule le déplacement.
Le Nord, Dunkerque, ses plages balayées par le vent, son ciel qui mouille les rues, joue par ailleurs presque un quatrième rôle dans le film. Ce décor donne au film une couleur particulière, douce-amère, qui n’aurait pas été la même sous un soleil éclatant.
L’avis de Me Bauer : on en sort légère
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Un film qui donne presque envie de vieillir |
C’est une heureuse surprise : le thème ne se limite pas à cet amour improbable. Ainsi, on en sort légère. On aurait presque envie de vieillir.
J’ai dit : presque.
Pour aller plus loin, retrouvez les critiques des spectateurs sur
SensCritique et la fiche complète du film sur
AlloCiné.
Fiche du film
| ℹ |
Les Beaux Jours — France, 2013 |
| Réalisation |
Marion Vernoux |
| Scénario |
Marion Vernoux et Fanny Chesnel, d’après le roman Une jeune fille aux cheveux blancs |
| Avec |
Fanny Ardant, Laurent Lafitte, Patrick Chesnais |
| Genre |
Comédie dramatique |
| Durée |
1h34 |
| Sortie |
19 juin 2013 |