Me Michèle BAUER, avocate en droit de la famille à Bordeaux
depuis 2003, intervient devant le Juge aux affaires familiales
du Tribunal judiciaire de Bordeaux
, ainsi que devant les
JAF d’Arcachon et de Libourne.

Elle accompagne les parents non mariés qui se séparent pour
organiser la résidence des enfants,
fixer la pension alimentaire,
faire homologuer leur accord par le juge
et sécuriser juridiquement leur situation,
que la séparation soit amiable ou conflictuelle.

Elle intervient pour les familles de Bordeaux, Mérignac, Talence,
Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont
et du
Bassin d’Arcachon.
>>Elle accepte l’aide juridictionnelle sous conditions de ressources et selon les dossiers.

Vous vous séparez de votre compagne ou de votre compagnon.

Vous n’êtes pas mariés et vous avez un ou plusieurs enfants. Tout se passe bien, le dialogue existe et vous avez trouvé un accord.

Pourtant, une question essentielle mérite une réponse rigoureuse, même en cas de parfaite entente : faut-il saisir le juge aux affaires familiales pour officialiser votre organisation ?

En pratique, la réponse ne se limite pas à un simple oui ou non. Elle mérite une analyse juridique sérieuse. Un accord non homologué peut créer des difficultés importantes , parfois des années plus tard.

Séparation des parents non mariés : le cadre juridique applicable

Contrairement au divorce, la séparation de concubins ne nécessite aucune procédure pour mettre fin à la vie commune. En revanche, dès lors qu’un enfant existe, plusieurs dispositions du Code civil s’appliquent :

  • Article 371-1 : l’autorité parentale s’exerce dans l’intérêt de l’enfant ;
  • Article 372 : les père et mère exercent en commun l’autorité parentale ;
  • Article 373-2 : la séparation des parents reste sans incidence sur l’exercice de l’autorité parentale ;
  • Article 373-2-2 : la contribution à l’entretien et à l’éducation peut faire l’objet d’une convention homologuée ;
  • Article 373-2-9 : le juge peut fixer la résidence de l’enfant en alternance ou chez l’un des parents.

Ainsi, en l’absence de décision judiciaire, les deux parents disposent des mêmes droits sur l’enfant. Cette réalité vaut même si une organisation informelle fonctionne bien au quotidien. Or c’est précisément ce qui peut devenir une source d’insécurité juridique.

Pourquoi cela pose-t-il un problème ?

Sans décision du juge, aucun des deux parents ne peut contraindre l’autre à respecter l’organisation en place. Si la situation se dégrade, les recours restent très limités. Un accord qui fonctionnait bien peut être remis en cause du jour au lendemain , sans que vous puissiez agir rapidement.

Bonne entente aujourd’hui… désaccord possible demain

De nombreux parents parviennent à organiser leur séparation intelligemment. Ils mettent en place une résidence alternée, une résidence habituelle chez l’un d’eux, une absence de pension alimentaire ou une répartition amiable des frais. Cette démarche mérite d’être saluée.

Toutefois, certaines questions restent souvent insuffisamment anticipées :

  • Qui prend en charge les frais scolaires, médicaux et extra-scolaires ?
  • Comment évolue l’organisation en cas de déménagement ?
  • L’alternance convient-elle vraiment à l’âge de l’enfant ?
  • Que se passe-t-il si les relations se dégradent dans six mois ou dans deux ans ?

Les limites d’un accord verbal

En effet, l’expérience démontre que les accords verbaux évoluent avec le temps. Lorsque le conflit apparaît, la situation est souvent déjà tendue. Une judiciarisation en période de crise reste toujours plus difficile, et plus coûteuse, qu’une homologation décidée sereinement.

Pourquoi saisir le juge aux affaires familiales ?

Le juge aux affaires familiales (JAF) est compétent auprès du Tribunal judiciaire de Bordeaux pour la Gironde. Il peut homologuer votre accord et fixer officiellement la résidence de l’enfant. Les modalités de remise, la pension alimentaire et la force exécutoire de la décision font également partie de ses attributions.

La force exécutoire : un avantage décisif

Un jugement constitue un titre exécutoire. Concrètement, si l’un des parents ne respecte plus les modalités fixées, l’autre peut agir en exécution forcée. Sans jugement, les recours restent très limités.

De plus, l’infraction de non-présentation d’enfant (article 227-5 du Code pénal) suppose l’existence d’une décision judiciaire fixant les modalités de résidence. Sans jugement, ce délit ne peut pas entrer en jeu, et vous vous retrouvez sans recours pénal en cas de blocage.

L’intérêt supérieur de l’enfant : principe directeur

Toute décision relative aux enfants doit répondre à l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce principe figure à l’article 371-1 du Code civil et à l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Pour l’apprécier, le juge examine plusieurs éléments : la stabilité affective et matérielle de l’enfant, la proximité des domiciles, la disponibilité de chaque parent, la qualité du dialogue parental et les besoins liés à l’âge.

Par ailleurs, la résidence alternée, souvent perçue comme la solution « équilibrée », ne convient pas à toutes les situations. Elle requiert notamment une proximité géographique entre les deux domiciles et une capacité réelle à communiquer de façon constructive.

Est-il obligatoire de passer devant le juge en cas de bonne entente ?

Strictement au plan juridique : non.

Stratégiquement et pratiquement : c’est fortement recommandé.

Saisir le juge lorsque la situation reste apaisée présente plusieurs avantages concrets. D’abord, cela évite une judiciarisation en période de conflit. Ensuite, l’accord reçoit une sécurité juridique solide. Par ailleurs, les évolutions futures se trouvent anticipées. Enfin, l’enfant et les deux parents bénéficient d’une protection durable. Prévoir un cadre clair aujourd’hui réduit le risque de conflits demain.

Le rôle de l’avocat en droit de la famille à Bordeaux

Consulter un avocat dès la séparation présente plusieurs atouts. Il analyse objectivement votre situation et vérifie si l’accord correspond à la pratique locale du JAF de Bordeaux. Une convention précise et équilibrée sera ensuite rédigée, le juge saisi pour homologation et, si un désaccord apparaît, vos intérêts défendus.

Il reste généralement préférable que chaque parent s’appuie sur son propre avocat. Cela garantit un véritable équilibre dans les négociations. En effet, un accord rédigé par un seul avocat pour les deux parties peut fragiliser l’un des parents sans qu’il en ait conscience.

En matière familiale, prévoir un cadre juridique clair lors d’une séparation en bonne entente permet le plus souvent d’éviter les conflits futurs. Sécuriser aujourd’hui, c’est prévenir les éventuels conflits de demain.

FAQ – Séparation des parents non mariés à Bordeaux

La saisine du JAF est-elle obligatoire ?

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Faut-il obligatoirement passer devant le juge aux affaires familiales en cas de séparation amiable ?

Non, la saisine du JAF ne revêt pas de caractère juridiquement obligatoire lorsque des parents non mariés se séparent en bonne entente.

Toutefois, les articles 373-2 et suivants du Code civil recommandent vivement de faire homologuer l’accord par le juge afin de lui conférer une force exécutoire. Cette homologation sécurise la résidence de l’enfant, le droit de visite et d’hébergement, la pension alimentaire et la répartition des frais liés à l’enfant.

Résidence alternée et non-respect de l’accord

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Peut-on mettre en place une résidence alternée sans décision du juge ?

Oui, les parents peuvent librement organiser la résidence de leur enfant.

Cependant, en l’absence de décision judiciaire ou de convention homologuée, aucune organisation ne revêt de caractère juridiquement contraignant : chaque parent conserve les mêmes droits et l’un d’eux peut modifier les modalités de façon unilatérale.

L’article 373-2-9 du Code civil prévoit que le juge peut fixer la résidence au domicile de chacun des parents ou de l’un d’eux.

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Que se passe-t-il si l’autre parent ne respecte pas l’accord ?

Sans jugement, il est très difficile de contraindre l’autre parent à respecter l’organisation convenue.

En revanche, si le JAF a rendu une décision, son non-respect peut constituer l’infraction de non-présentation d’enfant prévue par l’article 227-5 du Code pénal. La décision judiciaire permet ainsi d’agir auprès des forces de l’ordre en cas de difficulté.

Pension alimentaire et rôle de l’avocat

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Comment fixer une pension alimentaire après une séparation hors mariage ?

La contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant peut être librement fixée entre les parents, ou déterminée par le juge aux affaires familiales.

L’article 373-2-2 du Code civil prévoit que cette contribution peut faire l’objet d’une convention homologuée. Pour apprécier le montant, le juge tient compte des ressources de chaque parent, des besoins de l’enfant et du mode de résidence retenu.

Faire appel à un avocat : est-ce utile ?

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Est-il conseillé de consulter un avocat en cas de séparation amiable à Bordeaux, Mérignac, Talence, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont, Pessac ?

Oui, même en cas de bonne entente. Un avocat en droit de la famille peut vérifier l’équilibre de l’accord envisagé, anticiper les évolutions futures, rédiger une convention parentale précise et saisir le JAF pour homologation.

Son intervention sécurise juridiquement la séparation et prévient les conflits ultérieurs.

Informations juridiques complémentaires


Prendre contact avec Me Michèle BAUER

Vous vous séparez en bonne entente avec des enfants à Bordeaux ?

Me Michèle BAUER analyse votre situation et vous conseille sur l’opportunité de saisir le JAF — pour sécuriser votre accord et protéger vos enfants durablement.

📞 05 47 74 51 50 ou 06 50 30 34 69 — Consultation : 40 € TTC 20 mn- 96 euros TTC consultation de plus de 20 mn- URGENCE 120 euros -Devis divorce gratuit en ligne

 

avocat famille bordeauxMe Michèle BAUER

Avocate en droit de la famille · Barreau de Bordeaux

Avocate au Barreau de Bordeaux depuis 2003, Me Michèle BAUER intervient en droit de la famille devant le JAF de Bordeaux, d’Arcachon et de Libourne. Co-fondatrice de la plateforme Avec Avocat, première plateforme de divorce en ligne de Nouvelle-Aquitaine. Elle intervient également en droit du travail et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.