Me Michèle BAUER, avocate en droit de la famille à Bordeaux depuis 2003, intervient devant le Juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de Bordeaux, ainsi que devant les JAF d’Arcachon et de Libourne. Elle accompagne les parents non mariés qui se séparent pour organiser la résidence des enfants, fixer la pension alimentaire, faire homologuer leur accord et sécuriser leur situation — séparation amiable ou conflictuelle.

Elle intervient pour les familles de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.
>> L’aide juridictionnelle est acceptée sous conditions de ressources et selon les dossiers.

Mis à jour 10 mars 2026

Vous vous séparez de votre compagne ou de votre compagnon. Vous n’êtes pas mariés et vous avez un ou plusieurs enfants. Tout se passe bien, le dialogue existe et vous avez trouvé un accord. Pourtant, une question mérite une réponse rigoureuse, même en cas de parfaite entente : faut-il saisir le juge aux affaires familiales pour officialiser votre organisation ? La réponse ne se limite pas à un simple oui ou non — elle mérite une vraie analyse. En effet, un accord non validé par un juge peut créer des difficultés importantes, parfois des années plus tard.

Séparation et bonne entente : doit-on obligatoirement passer devant le juge aux affaires familiales ?

Séparation de parents non mariés : le cadre juridique applicable

1 Ce que dit le Code civil quand des parents se séparent sans être mariés

La séparation sans mariage et les enfants : ce que dit la loi

Contrairement au divorce, mettre fin à une vie commune sans mariage ne demande aucune procédure. En revanche, dès lors qu’un enfant existe, plusieurs articles du Code civil entrent en jeu :

  • Art. 371-1 : l’autorité parentale s’exerce dans l’intérêt de l’enfant
  • Art. 372 : les père et mère exercent en commun l’autorité parentale
  • Art. 373-2 : la séparation des parents ne change rien à l’exercice de l’autorité parentale
  • Art. 373-2-2 : la contribution à l’entretien et à l’éducation peut faire l’objet d’un accord validé par le juge
  • Art. 373-2-9 : le juge peut fixer la résidence de l’enfant en alternance ou chez l’un des parents

Pourquoi l’absence de décision judiciaire pose un problème

En l’absence de décision judiciaire, les deux parents disposent des mêmes droits sur l’enfant — même si une organisation informelle fonctionne bien au quotidien. Sans jugement, aucun des deux parents ne peut contraindre l’autre à respecter l’organisation en place. Si la situation se dégrade, les recours restent très limités. Un accord qui fonctionnait bien peut alors se retrouver remis en cause du jour au lendemain.

C’est précisément ce qui génère une insécurité juridique. L’organisation informelle qui fonctionne aujourd’hui n’offre aucune garantie pour demain.

Bonne entente aujourd’hui, désaccord possible demain

2 Ce que les accords verbaux ne règlent pas

Questions que les parents ne se posent pas assez tôt

De nombreux parents organisent leur séparation intelligemment — résidence alternée, résidence habituelle chez l’un d’eux, répartition amiable des frais. Cette démarche mérite d’être saluée. Toutefois, certaines questions restent souvent insuffisamment anticipées :

  • Qui prend en charge les frais scolaires, médicaux et extra-scolaires ?
  • Comment évolue l’organisation en cas de déménagement de l’un des parents ?
  • La résidence alternée convient-elle vraiment à l’âge de l’enfant aujourd’hui ?
  • Que se passe-t-il si les relations se dégradent dans six mois ou dans deux ans ?

Les limites d’un accord verbal entre parents séparés

L’expérience démontre que les accords verbaux évoluent avec le temps. Lorsque le conflit apparaît, la situation est déjà tendue. En conséquence, passer devant le juge en période de crise est toujours plus difficile — et plus coûteux — que de le faire sereinement, dès le début. Anticiper aujourd’hui, c’est protéger demain.

Un accord verbal ne protège ni l’enfant ni les parents. Seule une décision validée par le juge aux affaires familiales de Bordeaux offre une vraie sécurité.

Pourquoi saisir le juge aux affaires familiales de Bordeaux

3 Force exécutoire, protection pénale, intérêt de l’enfant

Ce que le JAF peut décider pour votre famille

Le juge aux affaires familiales (JAF) est compétent au sein du Tribunal judiciaire de Bordeaux pour toute la Gironde. Il peut valider votre accord et fixer officiellement la résidence de l’enfant, les modalités de remise, la pension alimentaire et la répartition des frais. Une fois cette décision rendue, elle a la même valeur qu’un jugement — ce que les juristes appellent la « force obligatoire ».

La force du jugement : agir si l’autre parent ne respecte pas l’accord

Un jugement du JAF a une valeur contraignante. Concrètement, si l’un des parents ne respecte plus les modalités fixées, l’autre peut agir pour faire appliquer la décision — par voie d’huissier ou de saisie. Sans jugement, en revanche, les recours restent très limités et la situation peut durer des mois sans solution.

La protection pénale en cas de non-respect

Si un parent refuse de remettre l’enfant à l’autre alors qu’une décision du juge le prévoit, il commet un délit passible de prison (art. 227-5 du Code pénal). Sans jugement, ce recours n’existe pas. En outre, sans décision officielle, vous ne pouvez pas appeler la police pour faire respecter l’organisation — ce qui laisse l’autre parent libre d’agir comme il l’entend.

L’intérêt de l’enfant : le principe que le juge met toujours au centre

Toute décision concernant un enfant doit répondre à son intérêt (art. 371-1 du Code civil). Pour l’apprécier, le juge examine concrètement : la stabilité de l’enfant sur les plans affectif et matériel, la proximité des domiciles des deux parents, la disponibilité de chacun d’eux, leur capacité à se parler et à coopérer, et les besoins liés à l’âge de l’enfant.

La résidence alternée : une solution parmi d’autres

La résidence alternée est souvent perçue comme la solution « équilibrée ». Toutefois, cette organisation ne convient pas à toutes les situations. Une proximité géographique entre les deux domiciles est nécessaire, ainsi qu’une vraie capacité à communiquer de façon constructive. Par ailleurs, ce mode de résidence n’est pas adapté aux très jeunes enfants. Le juge analyse chaque situation concrètement, en fonction de l’âge de l’enfant et du contexte familial.

La réponse directe : saisir le JAF n’est pas juridiquement obligatoire en cas de bonne entente. En revanche, c’est fortement recommandé — pour sécuriser l’accord, protéger les enfants et prévenir les conflits futurs.

Le rôle de l’avocat famille lors d’une séparation à Bordeaux

4 Analyser, rédiger, saisir le juge et défendre vos intérêts

Consulter un avocat dès la séparation présente plusieurs avantages concrets. J’analyse votre situation avec un regard neutre et vérifie si votre accord correspond à la pratique locale du JAF de Bordeaux. Ensuite, je rédige une convention précise et équilibrée. C’est moi qui saisis le juge pour la validation officielle et, si un désaccord apparaît, qui défends vos intérêts à l’audience.

Pourquoi chaque parent devrait avoir son propre avocat

Il reste généralement préférable que chaque parent s’appuie sur son propre avocat. Cela garantit un véritable équilibre dans les négociations. En effet, un accord rédigé par un seul avocat pour les deux parties peut fragiliser l’un des parents sans qu’il en ait conscience. Par ailleurs, deux avocats permettent d’anticiper les points de friction avant qu’ils ne deviennent des conflits.

Ce que je fais concrètement pour les parents séparés à Bordeaux

Je vérifie l’équilibre de votre accord au regard des pratiques du JAF de Bordeaux et des JAF d’Arcachon et de Libourne. La convention parentale — résidence, pension alimentaire, frais, modalités de remise — est ensuite rédigée avec précision. Vient alors la préparation de la requête et votre représentation à l’audience. En outre, si le dialogue se dégrade après la séparation, j’interviens rapidement pour saisir le juge en urgence.

En matière familiale, prévoir un cadre juridique clair lors d’une séparation en bonne entente permet le plus souvent d’éviter les conflits futurs. Sécuriser aujourd’hui, c’est prévenir les éventuels conflits de demain.

FAQ — Séparation parents non mariés à Bordeaux

? Faut-il obligatoirement saisir le JAF lors d’une séparation amiable à Bordeaux ?

Non, la saisine du JAF n’est pas juridiquement obligatoire lorsque des parents non mariés se séparent en bonne entente. Toutefois, les articles 373-2 et suivants du Code civil recommandent vivement de faire valider l’accord par le juge pour qu’il devienne contraignant. Cette validation officielle sécurise la résidence de l’enfant, le droit de visite, la pension alimentaire et la répartition des frais.

? Peut-on mettre en place une résidence alternée sans décision du juge aux affaires familiales ?

Oui, les parents peuvent librement organiser la résidence de leur enfant. En revanche, sans décision judiciaire ou convention validée par le juge, aucune organisation ne s’impose vraiment : chaque parent garde les mêmes droits et l’un d’eux peut changer les modalités de son côté, sans l’accord de l’autre. L’art. 373-2-9 du Code civil prévoit que le juge peut fixer la résidence chez chacun des parents ou chez l’un d’eux.

? Que se passe-t-il si l’autre parent ne respecte pas l’accord de séparation ?

Sans jugement, contraindre l’autre parent à respecter l’organisation est très difficile. En revanche, si le JAF a rendu une décision, son non-respect peut constituer un délit pénal : le fait de ne pas remettre l’enfant au parent qui en a la garde (art. 227-5 du Code pénal). La décision judiciaire vous permet alors d’agir rapidement auprès des forces de l’ordre.

Pension alimentaire et rôle de l’avocat

? Comment fixer une pension alimentaire lors d’une séparation hors mariage ?

La contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant se fixe librement entre les parents ou par le juge aux affaires familiales. L’art. 373-2-2 du Code civil prévoit que cette contribution peut faire l’objet d’une convention homologuée. Pour en apprécier le montant, le juge tient compte des ressources de chaque parent, des besoins de l’enfant et du mode de résidence retenu.

? Est-il utile de consulter un avocat famille à Bordeaux en cas de séparation amiable ?

Oui, même en cas de bonne entente. Un avocat en droit de la famille vérifie l’équilibre de votre accord, anticipe les évolutions futures, rédige une convention parentale précise et saisit le JAF pour homologation. Son intervention sécurise juridiquement la séparation et prévient les conflits ultérieurs — pour les familles de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.


Vous vous séparez en bonne entente à Bordeaux avec des enfants ?

Me Michèle BAUER analyse votre situation et vous conseille sur l’opportunité de saisir le JAF — pour sécuriser votre accord et protéger vos enfants durablement.

Elle intervient devant le JAF de Bordeaux, le JAF d’Arcachon et le JAF de Libourne pour les familles de Bordeaux, Mérignac, Talence, Pessac, Gradignan, Bègles, Cenon, Lormont et du Bassin d’Arcachon.

📞 05 47 74 51 50 ou 06 50 30 34 69
Consultation : 40 € TTC 20 mn · 96 € TTC au-delà · Urgence 120 € · Devis divorce gratuit · Visioconférence disponible


avocat famille bordeauxMe Michèle BAUER

Avocate en droit de la famille · Barreau de Bordeaux depuis 2003 · JAF Bordeaux, Arcachon, Libourne

Co-fondatrice de la plateforme Avec Avocat — première plateforme de divorce en ligne de Nouvelle-Aquitaine

Me Michèle BAUER intervient en droit de la famille, en droit du travail et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.

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