Me Michèle BAUER, avocate spécialiste en droit du travail à Bordeaux, titulaire du certificat de spécialisation depuis 2017, défend les salariés victimes d’abus de pouvoir de l’employeur devant les Conseils de prud’hommes de Bordeaux, Libourne, Agen, Bergerac, Périgueux, La Rochelle et Paris.

📍 33 Cours Pasteur, Bordeaux · 📍 Gujan-Mestras (le samedi) · 📞 05 47 74 51 50

Mis à jour le 13 août 2026.

Mon employeur peut-il tout se permettre ?

Non. Votre employeur ne peut pas vous licencier sans motif valable, refuser de payer vos heures supplémentaires, ni changer votre poste sans votre accord. En cas d’abus, le Conseil de prud’hommes de Bordeaux peut vous accorder des indemnités.

« Mon employeur peut-il me licencier sans raison ? », « Peut-il changer mon poste sans mon accord ? » Ces questions reviennent chaque semaine. La réponse est claire : non. Voici ce que dit la loi et ce que vous pouvez faire.

Pourquoi certains employeurs abusent-ils de leur pouvoir ?

Le contrôle a posteriori : le principe en droit du travail français

En France, l’État et la justice ne contrôlent pas systématiquement les décisions des employeurs avant qu’elles soient appliquées. C’est normal : une entreprise privée doit pouvoir fonctionner sans ingérence permanente. Heureusement, la majorité des employeurs respectent la loi.

Toutefois, certains en profitent pour licencier sans motif valable, refuser de payer des heures supplémentaires ou imposer un changement de poste sans accord. Selon les données du ministère de la Justice, plus de 130 000 affaires nouvelles sont portées chaque année devant les Conseils de prud’hommes en France, un chiffre qui illustre l’ampleur des litiges employeur/salarié.

Quelques contrôles préalables existent néanmoins. D’abord, pour le licenciement d’un salarié protégé (délégué du personnel, membre du CSE…), l’inspection du travail vérifie que la rupture n’est pas liée à son mandat. Ensuite, pour les licenciements économiques collectifs, l’inspection peut également intervenir. Mais pour la plupart des mesures, aucun contrôle préalable n’existe.

Le droit du travail repose sur un contrôle a posteriori : le juge prud’homal vérifie la légalité de la décision de l’employeur après coup, sur votre saisine. C’est pourquoi agir rapidement est essentiel,  les délais de prescription sont de 3 ans pour les salaires et 12 mois pour les licenciements.

Que faire si votre employeur abuse de son pouvoir ?

3 étapes concrètes — dans l’ordre

1. Signalez les abus par écrit

Envoyez un mail récapitulatif à votre employeur pour lister les irrégularités constatées : heures supplémentaires non payées, changement de poste imposé, motif de licenciement contesté. Deux raisons à cela : d’abord, ce mail peut inciter votre employeur à revenir à la raison. Ensuite, s’il ne le fait pas, ce mail servira de preuve devant le Conseil de prud’hommes. Pour en savoir plus sur les preuves recevables : SMS, mails et enregistrements comme preuves aux prud’hommes.

2. Alertez les représentants du personnel

Si votre entreprise dispose de délégués du personnel, d’un CSE, alertez-les. Ils peuvent intervenir pour faire respecter vos droits et jouer un rôle de médiateur. Par ailleurs, l’inspection du travail reste une option pour signaler des infractions graves au Code du travail.

3. Saisissez le Conseil de prud’hommes

Si votre employeur persiste, vous pouvez saisir le Conseil de prud’hommes de Bordeaux. En pratique, trois principales situations ouvrent ce recours :

  • Licenciement abusif (dépourvu de cause réelle et sérieuse) : le juge vérifie a posteriori si le licenciement était fondé. Si ce n’est pas le cas, vous obtenez des indemnités — calculées selon le barème Macron ;
  • Heures supplémentaires non payées : vous pouvez réclamer le paiement des heures travaillées sur les 3 dernières années ;
  • Changement de poste imposé : si le changement modifie votre contrat, votre accord est nécessaire. Sans cet accord, vous pouvez refuser ou contester.
Important : même si vous ne pouvez pas empêcher un licenciement, vous pouvez le contester et obtenir des indemnités. Estimez vos droits avec mon simulateur barème Macron →

Ce que je peux faire pour vous à Bordeaux

⚖ Me Michèle BAUER — spécialiste en droit du travail à Bordeaux depuis 2003

Si votre employeur ne respecte pas la loi, je peux vous aider à :

  • Rédiger un mail de réclamation efficace : clair, daté, traçable ;
  • Saisir le Conseil de prud’hommes pour contester un licenciement abusif ou réclamer vos droits ;
  • Négocier une rupture conventionnelle si la situation devient intenable ;
  • Calculer les sommes récupérables sur 3 ans d’heures supplémentaires non payées.

Consultez également mes honoraires pour les salariés , consultation dès 40 € TTC.

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il me licencier sans raison ?

Non. Tout licenciement doit reposer sur une cause réelle et sérieuse (art. L. 1232-1 C. trav.). L’employeur doit notifier le motif par écrit dans la lettre de licenciement. En l’absence de motif valable, le licenciement est « abusif » et ouvre droit à indemnisation devant les prud’hommes.

Combien de temps ai-je pour contester mon licenciement ?

Vous disposez de 12 mois à compter de la notification du licenciement pour saisir le Conseil de prud’hommes (art. L. 1471-1 C. trav.). Au-delà, votre demande est prescrite. N’attendez pas.

Mon employeur peut-il changer mon poste sans mon accord ?

Cela dépend. Si le changement relève du pouvoir de direction (simple modification des conditions de travail), l’employeur peut l’imposer. En revanche, si le changement modifie un élément essentiel de votre contrat (rémunération, qualification, lieu de travail hors clause de mobilité), votre accord est indispensable. Sans lui, vous pouvez refuser.

Combien d’années pour réclamer mes heures supplémentaires ?

Sur les 3 dernières années à compter du jour où vous avez connu les faits (art. L. 3245-1 C. trav.). Dans certains cas, les sommes peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Consultez rapidement un avocat pour ne pas laisser les délais courir.

Faut-il un avocat pour aller aux prud’hommes ?

Non, l’avocat n’est pas obligatoire devant le Conseil de prud’hommes en première instance. Toutefois, une assistance juridique est fortement conseillée pour évaluer vos chances, réclamer toutes les sommes dues et éviter les erreurs de procédure. Consultez mon guide pratique du CPH de Bordeaux →

Sources et textes de référence :


Votre employeur ne respecte pas vos droits à Bordeaux ou en Gironde ?

Me Michèle BAUER analyse votre dossier, calcule les sommes récupérables et vous représente devant le Conseil de prud’hommes de Bordeaux. Consultation dès 40 € TTC.

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avocate droit travail bordeaux licenciement abusif heures supplémentairesMe Michèle BAUER

Avocate spécialiste en droit du travail · Barreau de Bordeaux depuis 2003

Titulaire du certificat de spécialisation en droit du travail depuis 2017 · Ancienne présidente de l’Institut du Droit Social du Barreau de Bordeaux (2014-2016 et 2021-2023)

Me Michèle BAUER intervient en droit du travail, en droit de la famille et en droit pénal. Cabinet : 33 Cours Pasteur, Bordeaux.

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